Le Gabon profond aux oubliettes

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A l’instar du Grand Libreville qui regroupe les principales villes du Gabon dont, Libreville, la capitale, Owendo, Akanda et Ntoum,  qui sont touchées par la pandémie du nouveau coronavirus, les chefs-lieux de provinces et de départements de tout le pays ne sont pas en reste. Pour preuve : les chiffres sur la progression  quotidienne de cette maladie à l’intérieur du pays en témoignent. Les principales mesures d’accompagnement  d’aide socioéconomique aux populations gabonaises annoncées   par le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba pour endiguer la Covid-19  au Gabon sont restées ’’lettre-morte’’ sur le reste du pays.

Ce qui pourrait être, à en croire certaines sources,  le mobile de la propagation du coronavirus  en province. Des dons et kits alimentaires qui, certes, concernaient a priori, les 60 mille familles du Grand Libreville. Mais également les Gabonais qui souffrent de tous les maux à l’intérieur du pays. Malheureusement, jusqu’à ce jour, le gouvernement dédaigne à satisfaire ces derniers.

Il a fallu quelques graines de riz non parfumé envoyé Noureddine Bongo pour que certains militants du PDG (Parti démocratique gabonais) sentent l’expression d’aide alimentaire. Ce climat délétère  a déjà créé la panique et confusion. Voire même une guerre de méfiance.

Le déni aux gestes barrières. A l’intérieur du pays, la Covid-19 semble désormais accélérer sa vitesse de contagion. Malgré ce fait, les populations affichent une certaine négligence dans l’hinterland. Pire, les gens semblent faire peu de cas du redoutable virus.

Le porte-parole du Comité de pilotage (Copil) du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à coronavirus au Gabon, Guy Patrick Obiang, lors de sa communication quotidienne du 25 mai courant, a pourtant été clair :  » L’expansion du virus dans les différentes provinces doit interpeller la population de l’intérieur du pays sur le respect des gestes barrières ».

Or, la réalité est malheureusement aujourd’hui la suivante : plus de 2000 cas détectés et 14 décès enregistrés. Faut-il, au vu de ces chiffres, continuer à persister dans le déni de cette maladie ? Vu que les chiffres communiqués, au fil des jours par le Copil, montrent clairement qu’aucune province ne sera plus épargnée. La preuve, 7 provinces sont déjà touchées, au 25 mai 2020, sur les 9 que compte le Gabon.

La vigilance et la prudence doivent par conséquent être de mise. Les gestes barrières apparaissent, pour l’heure, comme le seul moyen efficace permettant de limiter cette propagation. Au gouvernement de prendre ses responsabilités.

 Tar’Engongha

 

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