La fièvre de la Covid 19 : Une frange de la population sous la paillasse

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Depuis la dernière distribution des kits et bons alimentaires, destinés prioritairement aux personnes économiquement faibles, une certaine frange de la population se dit lésée, car n’ayant pas bénéficiés de ces vivres. Pendant que d’autres peuvent se vanter, d’en avoir reçus plus qu’il n’en faut. On est tenté de se demander de qui se moque-t-on ? Lorsqu’on parle de venir en aide aux personnes défavorisées, tant le besoin se fait toujours sentir sur le terrain, car ils ne cessent de réclamer produits vivriers qui vraisemblablement ne risquent pas d’arriver.

 

En cette période de confinement partiel du grand Libreville dû à la pandémie du Covid 19 ,une frange de la population gabonaise jusqu’à ce jour se dit abandonnée  à son triste sort  ,et pour cause ces derniers réclament les bons et kits alimentaires dont elles n’ont toujours pas bénéficiés .Une situation qu’elles dénoncent  amèrement  parce qu’elles éprouvent des difficultés pour s’en sortir au quotidien, chaque jour s’avère pour ces dernières comme  un nouveau challenge pour chercher de quoi se mettre sous la dent, un fardeau très lourd à porter. C’est précisément le cas des femmes commerçantes de Mont –Bouet qui ne cessent de se plaindre de ne pas avoir bénéficiés de ces vivres.

Pourtant destinées aux personnes économiquement faibles ,elles se plaignent de la dite situation :« Depuis que le Covid 19 a commencé ,nous les femmes commerçantes du Marché de Mont –Bouet  ,nous n’avons rien reçus ni kits ni bons alimentaires .Nous sommes abandonnées à nous-mêmes ,je peux même dire que nous sommes maltraitées .Ce que nous pouvons dire à nos dirigeants c’est que nous sommes des mères de familles nous avons des enfants et des petits enfants ,nous ne vivons qu’avec notre petite activité commerciale que nous faisons là .Mais lorsque vous nous dites d’arrêter le travail à 14h on ne peut pas s’en sortir .On peut s’en sortir si par exemple on va jusqu’à 17 h là au moins on peut s’en sortir ,14 heures honnêtement ça  ne nous convient pas  c’est vraiment compliqué on a peine de quoi vivre . » a renchérit l’une des commerçantes .

C’est la même fièvre du côté des transporteurs qui au vu de la situation ,ne peuvent plus transporter le nombre de passagers normal de leurs véhicules .Ce sont les usagers qui paient les frais malheureusement avec une augmentation double des tarifs .Une situation qui n’arrange pas les usagers évidemment mais ne peuvent que s’arrimer à la situation .Le transporteur par cet acte cherche à combler son manque à gagner ,quand par contre le client voit sa poche s’effriter de jour en jour juste pour quelques petites distances à parcourir .Ces déplacements n’étant pas pour ces derniers des déplacements fortuits mais pour chercher de quoi nourrir leurs familles ,la situation s’avère ainsi  compliquée  pour tous .C’est pourquoi ces populations se demandent ou en est -on avec la distribution des bons et kits alimentaires ?.C’est la question que tout citoyen lamda  continue de se poser .

Pendant que le gouvernement et son COPIL (Comité de Pilotage contre la Lutte contre le Corona Virus)  deploit toutes les énergies à prôner le respect  des mesures barrières en occurrence le fréquent lavage des mains .On se demande comment la dite recommandation peut- elle être suivie quand  véritablement  Quand  on sait que la plupart des quartiers de Libreville tels que la Cité de la caisse ,Sotega et bien d’autres souffrent du manque criard d’eau potable .Ces populations se demandent comment respecter la dite mesure dans de telles conditions, autant de difficultés qui nous amènent à  dire combien de fois la crise sanitaire au Gabon  est loin d’être bien gérée dans notre pays.

Beverly Obono

 

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