CEGCSG :Julien Nkoghe Bekale et son gouvernement ont-ils détourné l’aide à l’appel à la solidarité nationale ?

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Parmi des mesures prises par le Chef du gouvernement, l'ouverture des frontières aériennes, maritimes et terrestres

Après sa récente audition par les députés  à l’Assemblée nationale sur sa gestion de la crise actuelle de la Covid-19 pointée à tort ou raison de scabreuse, le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale  et les membres de son équipe impliqués dans ce dossier devraient répondre sous peu à toutes ces récriminations du parlement gabonais et de  la population du Grand Libreville devant la commission d’enquête mise en place pour la circonstance.

Ngnamoro

Suite aux nombreuses plaintes des populations du Grand Libreville et partant  celles de l’intérieur du pays sur la (mauvaise) gestion de la crise sanitaire du moment par le gouvernement que dirige Julien Nkoghe Bekale, l’Assemblée Nationale s’est saisie du dossier afin de voir clair. C’est dans ce sens que la Première Chambre du parlement a récemment auditionné le Chef du gouvernement et les ministres impliqués dans la gestion de cette crise.

Tout en voyant un flou artistique des réponses du gouvernement par rapport à ce qui se traduit sur le terrain, le premier ministre lui-même avait demandé à l’Assemblée Nationale de mettre sur pied une Commission d’enquête en vue de faire la lumière sur la gestion de la crise du Coronavirus au Gabon.

Il s’agit  d’un effort de solidarité nationale estimé à 5 milliards de francs CFA. Mais on note un retard qui affecte le plus les Gabonais économiquement faibles. Pour une première expérience du genre, le processus de mise sous cloche du « Grand Libreville » qui comprend la capitale mais aussi les communes d’Akanda, Owendo, Ntoum et la station balnéaire de la pointe Denis, pèse durement sur le quotidien des populations.

Le gouvernement gabonais avait décrété son premier état d’urgence mi-mars pour une période de 15 jours, après l’annonce des premiers cas testés positifs au Covid-19. D’un confinement au départ partiel, Libreville et ses environs ont connu un confinement total de deux semaines, avant de revenir à une période d’assouplissement de 15 jours supplémentaires qui devrait connaitre son épilogue ce dimanche. En temps de crise, les confinés en situation de détresse ou d’urgence ont bénéficié du soutien de l’Etat. Il s’agit d’un effort dit de solidarité nationale estimé à 5 milliards de francs CFA avec pour seul objectif de soutenir les populations les plus vulnérables.

Une mauvaise distribution des bons et kits alimentaires

Cependant les déclarations officielles n’ont pas été immédiatement suivies d’actions sur le terrain. On note par exemple le retard à l’allumage de l’opération de distribution des aides aux Gabonais économiquement faibles. La décision du confinement total du grand Libreville est  en vigueur et affecte sérieusement les familles à revenu modeste.  Entre partage inéquitable des bons d’achats, les cas d’oubli et les rajouts sur les listes des potentiels bénéficiaires du « don » présidentiel, les agents distributeurs sont accusés d’organiser l’anarchie.

En dépit des critiques formulées à l’encontre de la coordination de la banque alimentaire placée sous l’autorité directe du Ministère des solidarités nationales, ses responsables sont visiblement fiers du bilan à mi-parcours des opérations de distribution des aides alimentaires.

 Le paiement des petits loyers : un mythe

Le président de la République, Ali Bongo Ondimba avait décidé  dès le début de la parution de la pandémie de la Covid-19 au Gabon d’aider les petits locataires, et ce, en raisons des mesures de restrictions prises par le locataire du Palais du Bord de Mer pour la circonstance. Malheureusement, ces mesures présidentielles ont été mises dans l’eau par le ministre Jean Marie Ogandanga, en charge de l’Economie et des Finances.

Alors qu’une importante aide de 2,5 milliards de FCFA a été prévue par l’Etat gabonais au bénéfice des bailleurs éligibles, pour payer le loyer des petits locataires et empêcher les expulsions des locataires en difficulté financière à cause de la crise du coronavirus. De nos jours, il y actuellement des grincements de dents entre ces petits locataires et les bailleurs pour faute du non-paiement de leurs loyers des mois de mars et avril de l’année en cours.

Dans ce volet, le ministère du Commerce et celui de l’Energie et de l’Eau ne sont en reste. Des milliers de tonnes d’aliments et des chèques  déjà reçus par le Ministre du Commerce  des mains  des patrons d’entreprises qui ont répondu à l’appel de la solidarité du Chef de l’Etat  sont  jusqu’à dans les calendres grecques. Idem pour son collègue de l’Eau et de l’Energie qui se des consommateurs de ces biens précieux qui devaient bénéficier gratuité cette consommation. La deuxième phase de la gratuité de l’eau et de l’électricité, annoncée en grande pompe par voie de presse n’a été qu’un mythe.

Voilà autant de récriminations qui pourraient être la cause la hausse des cas testés positifs et de décès de la Covid-19 au Gabon. La question est celle  de savoir si Julien Nkoghe Bekale et son équipe, sortiront sans tâche, ni ride, au terme de cette enquête qui sera diligentée sous peu  par les commissaires commis à la tâche pour la circonstance ? Seul l’Avenir nous le dira.

 

 

 

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