CND : Une assemblée plénière sur fond de crises

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Le Conseil national de la démocratie (CND) a tenu sa première assemblée plénière extraordinaire le 28 février dernier sur fond de crises socio financière. Laquelle a été organisée à la demande de 57 partis politiques membres du CND, l’enjeu principal de cette rencontre est d’examiner les problèmes qui minent cette institution depuis près de trois ans.

À la demande de 57 formations politiques ayant saisi le président du Conseil national de la démocratie (CND), Séraphin Ndaot, l’institution a tenu, le 28 février, sa première session plénière extraordinaire. Elle est destinée à examiner les problèmes qui minent le fonctionnement de cette institution qui n’a plus siégé depuis le mois de décembre 2017.

Comme l’a souligné Séraphin Ndaot, à l’ouverture de la plénière, «depuis deux, voire trois ans», la marche de cette institution est fortement perturbée par des dysfonctionnements fonctionnels préoccupants. Le CND n’a plus été à mesure de fonctionner normalement à cause de la réduction de son budget initial.

«D’un montant de 1 milliard environ, il a été ramené d’office à 200 millions», a indiqué Séraphin Ndaot qui a dénoncé le fait que même  les 200 millions n’ont jamais été entièrement mis à la disposition du CND. À en croire Me Ndaot, ce budget n’est exécuté qu’à hauteur de «40 ou 50%», et par tranche périodique de montant inégal. À cela, s’ajoute le non-versement des salaires, depuis 3ans, pour les 50 agents du CND pourtant nommés par décret pris en Conseil de ministres. «Ils travaillent, mais ne gagnent rien malgré toutes les démarches entreprises auprès des décideurs en vue de leur prise en compte salariale», a-t-il déclaré.

Bien que chargé de veiller à l’application du Code de bonne conduite en observant le déroulement des scrutins, le CND n’a pu jouer son rôle au cours des dernières élections couplées, car privé de l’entièreté du budget électoral. «Les observateurs du CND qui avaient été dépêchés sur le terrain électoral en accord avec le ministre du Budget, et qui avaient effectivement couvert les scrutins n’ont pas rendu leurs rapports puisqu’ils n’ont pas été intégralement payés. Ils n’ont perçu que 20% du montant arrêté», a révélé le président du CND.

Ce dernier a poursuivi le chapelet de «meurtrissures» de son institution dévitalisée aussi par le saccage de son siège, lors des violences postélectorales de 2016, et l’expiration des mandats des membres du CND, etc. «La posture actuelle du CND est suffisamment sombre», a conclu Séraphin Nadot qui a appelé ses collaborateurs à proposer au gouvernement des solutions idoines pour permettre au CND de sortir de son enlisement actuel. Ce plaidoyer trouvera peut-être une oreille attentive auprès du Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, présent à l’ouverture de l’assemblée plénière.

 

 

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