Eric Fernand Boundono : « j’ai un effectif de 286 Gabonais qui travaillent à Vocalcentre et vous comprenez que je suis satisfait du bilan des 11ans de création de cette entreprise de communication multisectorielle »

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Je peux dire à tous ceux qui veulent entreprendre d’avoir nécessairement un rêve, une volonté, une ferme détermination et une sacrée conviction et être capable de démontrer ce qu’on est capable d’entreprendre

Ce sont là des propos du Président-directeur général (P-DG) de l’entreprise Vocalcentre. Lequel promoteur, au cours d’un entretien qu’il a accordé à notre rédaction, présente son entreprise dans sa diversité et les défis de l’environnement des affaires au Gabon.

 Propos recueillis par : JE/JA/PF

Serenitynews.net : Avant de renter dans le vif de notre entretien, nous aimerions savoir comment Monsieur Eric Fernand Boundono, P-dg de Vocalcentre compte aborder cette nouvelle année 2019 ?

Eric Fernand Boundono : Ben ! C’est évidemment la nouvelle année 2019. Une occasion pour moi de nourrir des nouveaux rêves et oublier les maux qui m’ont miné durant l’an 2018. Il advient également dès lors de peaufiner des nouveaux projets aussi bien professionnels que personnels. Je profite donc de votre tribune pour souhaiter une bonne et heureuse année de santé, de sécurité et encore plus de sérénité à tous vos internautes.

 En tant que premier responsable de Vocalcentre, présentez succinctement aux internautes votre entreprise qui est peut-être peu ou mal connue des Gabonais.

Vocalcentre est une PME qui a été créée en 2008. En 11 ans (2008-2019) d’existence, notre mission est celle de gérer la relation-client à distance. Ce qui est d’ailleurs très technique à expliquer. Pour être simple, il s’agit d’un  service-client pour nos demandeurs, notamment des grandes entreprises locales et internationales qui souhaitent garder la proximité avec leurs clients.

A vous entendre parler, est-ce à dire que vous vous identifiez parmi des entreprises qui exercent dans le secteur de la communication ?

Nous sommes dans un domaine multisectoriel. Ceci étant, je vais donner quelques exemples afin que des internautes puissent bien me comprendre. Si vous un client de Canal+ et vous composez le numéro 8600. Vous tomberez à Vocalcentre et vous aurez un de nos conseillers qui va vous donner toutes les réponses à vos préoccupations. C’est un partenariat entre Canal+ et Vocalcentre. En clair, la direction générale du groupe Canal+ a estimé que l’entreprise Vocalcentre possède cette expertise pour satisfaire ses clients sur ce pan communicationnel. Dans cette même logique, nous avons également une sous-traitance avec BGFI. Et nos conseillers font le même exercice avec les clients de BGFI tout en composant le n°8888. Idem avec des compagnies aériennes auxquelles des clients veulent acheter des billets d’avion. Des compagnies basées également à l’étranger. Bref, ce sont des entreprises qui veulent garder la proximité avec leur clientèle en utilisant tous les moyens liés aux NTIC (appels téléphoniques, whatssap, facebook, etc.)

En termes de bilan et jusqu’à ce jour, le partenariat entre Vocalcentre et ses différentes entreprises est-il toujours au beau fixe ? Aussi, l’environnement des affaires au Gabon est-il propice dans le secteur qui est le vôtre ?

En réalité, il y a une réalité qui est liée au contexte économique gabonais  qui n’est pas si simple. En d’autres termes, au Gabon, il n’est pas facile d’avoir un potentiel nombre de clients importants. Mais, nous avons réussi à signer des contrats avec la SEEG, BGFI Bank, Gabon Télécom, Canal+. Et de nos jours, nous avons un effectif de 286 Gabonais qui travaillent à Vocalcentre. Vous comprenez que je suis satisfait du bilan et dont notre objectif premier est de créer et  donner des emplois aux Gabonais. Et nous en sommes fiers que les 100%  notre personnel sont des Gabonais. Notre défi est grand. Nous voulons faire parti des entreprises qui ne se limitent pas qu’au Gabon. Mais, celles qui réussissent à s’investir hors du Gabon. Ce, d’autant plus que nous avons aujourd’hui des clients à l’étranger. Même si les entreprises locales représentent 80% du chiffre d’affaires. Aussi, nous tirons maintenant des clients dans les pays francophones d’Afrique et ceux qui sont basés en France et Belgique.

Entreprendre au Gabon, à vous entendre, n’est pas une chose facile. Alors, monsieur Eric Fernand Boundono, dites-nous les difficultés auxquelles vous êtes quotidiennement confrontées ?

Le manque d’une véritable culture entrepreneuriale est une difficulté globale au Gabon où sont installées des grosses firmes et entreprises internationales. Les Gabonais qui travaillent dans les secteurs public et privé n’ont pas cette culture. Ils ont laissé l’entreprenariat aux mains des expatriés. Face à des multiples crises financières et pétrolières, le Gabonais s’est rendu compte la nécessité d’entreprendre. Non seulement l’entreprenariat n’est pas chose aisée, mais aussi les pouvoirs publics n’ont pas mis un cadre propice à l’’entreprenariat aux Gabonais. Nous comptons à ce jour des incubateurs, des associations des jeunes promoteurs et l’objectif est de booster le monde entreprenariat. En conséquence, nous n’avons pas encore une masse critique des entrepreneurs qui réussissent dans ce domaine. De ce fait, nous demandons à tout jeune gabonais à entreprendre et d’intégrer dans nos différents mouvements associatifs. Malheureusement, beaucoup de Gabonais ont toujours à l’esprit que la politique reste la voie royale pour réussir. C’est un véritable leurre au 21è siècle. Il existe tout simplement des problèmes de confiances et de compétences pour des grosses entreprises étrangères installées au Gabon. Celles-ci font plus de confiance et de compétence à la main d’œuvre étrangère. C’est maintenant à nous Gabonais de leur prouver cette désillusion. A cela, je demande à ces firmes de donner la chance aux compétences locales. Lesquelles qui vont démontrer ce qu’elles savent faire sur un petit ou un grand marché.

Avez-vous des perspectives d’étendre votre entreprise à l’intérieur du pays ou l’internationaliser dès cette année 2019 ?

En cette année 2019, je ne suis pas sûr que nous puissions installer Vocalcentre à l’intérieur  du pays. Pour cause, un centre d’appel travaille dans un environnement technologique très complexe. Nous aurons besoin de l’internet haut débit et de préférence la fibre optique. Donc, nous ne pouvons nous installer aux endroits où toutes ces conditions sont réunies. Ou encore l’opérateur Gabon Télécom peut nous garantir de la fiabilité de son réseau téléphonique qui fonctionne 24h/24h, 365jours de l’an sans interruption et d’envoyer des données à nos clients à haut débit. Même si des efforts sont perceptibles dans ce domaine, mais, ils ne sont pas suffisants. En clair, nous allons certainement ouvrir un autre site à Libreville et non à l’intérieur du pays. Vue la saturation de l’actuel site.

Nous sommes aux termes de notre entretien. Comment susciter l’engouement auprès des jeunes qui veulent entreprendre et qui sont toujours pessimistes de se lancer dans le monde de entrepreneuriat ?

A ce sujet, je peux dire à tous ceux qui veulent entreprendre d’avoir nécessairement un rêve, une volonté, une ferme détermination et une sacrée conviction et être capable de démontrer ce qu’on est capable d’entreprendre. De plus, ils doivent être aussi réalistes et détenteurs des bases des fondamentaux d’un secteur d’activité. On ne naît pas entrepreneur, plutôt, l’on le devient. Certes, l’environnement des affaires n’est pas difficile qu’au Gabon, tout aussi à l’extérieur du pays. Mais il faut seulement se battre pour atteindre ses objectifs. Je leur demande enfin d’intégrer la famille des entrepreneurs pour acquérir des rudiments nécessaires d’entreprenariat. Et ensemble, nous serons plus forts.

 

 

 

 

 

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