Communication : Le Syprocom annonce ses couleurs

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Le Syprocom lance un vibrant appel au gouvernement quant aux initiatives de stopper dans l’immédiat toutes ces dérapages et restaurer la dignité de ses membres séquestrés à la Maison de radio le 07 janvier dernier, la respectabilité des journalistes et techniciens en service aux entreprises publiques de l’audiovisuelle concernée

Au cours de leur récente sortie à la presse, le bureau exécutif du Syndicat des professionnels de la communication(Syprocom) de l’audiovisuel public, par la voix de son porte-parole, Vibriant Asseko, a dénoncé des dérives administratives, statutaires et sécuritaires auxquelles font face les communicants des agents de Gabon 1ère et Radio-Gabon, siège de la Maison Georges Rawiri.

Par Juslin Engongha

La Maison Georges Rawiri de Libreville, siège national des chaînes de télévision publique Gabon 1ère et  de la radio nationale, Radio-Gabon est-elle en pleine ébullition ? Cette question vaut son pesant d’or. Ce, d’autant plus que la communication fracassante faite dernièrement par les membres du bureau directeur du Syndicat des professionnels de la communication(Syprocom) dans l’une des salles de cette édifice audiovisuelle publique en est une parfaite illustration que rien ne va entre agents et directions générales de Gabon 1ère et Radio-Gabon.

Au cours de sa communication à la presse, Vibriant Asseko, porte-parole du Syprocom a non seulement fustigé le comportement peu orthodoxe du gouvernement face aux dommages causés par les mutins de la Garde républicaine(GR) le 7 janvier dernier à la tentative de putsch avorté à Radio-Gabon. Laquelle tentative de putsch qui a selon le porte-parole, occasionné des violences physiques des journalistes et producteurs, de graves traumatismes. Mais également,  la destruction des locaux et d’une partie de l’outil de production, ainsi que des pertes matérielles et financières. Face à ce climat délétère qui prévaut actuellement à la maison de radiotélévion gabonaise, notre confrère a indiqué « qu’en dépit des appels répétés lancés par le Syprocom auprès des responsables de Radio Gabon, aucune disposition visant la prise en charge psychologique et médicale de ces communicants n’a été prise ».

En outre, sur leur détermination  et à la paupérisation et de précarisation des agents, dit-il,  le Syprocom en a profité de cette occasion pour « attirer l’attention au gouvernement sur le phénomène des doubles rémunérations perçues par une poignée de cadres dirigeants. Son incidence financière aux deux entités bloquant ainsi le développement de ces structures de communication et cause principale des grèves cycliques, des disparités salariales, la mauvaise gestion, des détournements et le manque de leadership cohérent et efficient dans le management ».

Ajouter à cette liste les dérages dans la gestion des ressources humaines, matérielle et financière. Notamment la fuite des recettes publicitaires, le manque de transparence et de l’opacité dans la gestion des ressources propres et dérivées, la méconnaissance  des textes et cadres organiques, etc. La liste n’est pas exhaustive.

In fine,  le Syprocom lance un vibrant appel au gouvernement quant aux initiatives  de stopper dans l’immédiat toutes ces  dérapages et restaurer la dignité de ses membres séquestrés à la Maison de radio le 07 janvier dernier, la respectabilité des journalistes et techniciens en service aux entreprises publiques de l’audiovisuelles concernées .

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