Assemblée nationale : Faustin Boukoubi au perchoir

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C’est l’ancien Secrétaire général du Parti démocratique gabonais(PDG) et député du premier siège du département de la Lombo-Bouenguidi qui a élu par ses pairs nouveau président de l’Assemblée nationale ce vendredi 11 janvier 2019

C’est l’ancien Secrétaire général du Parti démocratique gabonais(PDG) et député     du premier siège du département de la Lombo-Bouenguidi qui a élu par ses pairs nouveau président de l’Assemblée nationale ce vendredi 11 janvier 2019. Et ce, au lendemain du rendu du verdict par la Cour constitutionnelle des résultats des législatives 2018. Une géopolitique qui a toujours caractérisé dans la sphère des provinces de l’Ogooué-Lolo et Haut-Ogooué aux postes clés des affaires politico-administratives du pays.

Par Juslin Engongha

La grande salle de l’Hémicycle du Palais Léon Mba  a abrité un évènement inédit. Il s’agissait d’élire le nouveau président de l’Assemblée nationale qui va conduire des destinées de la 13è législature. Plusieurs noms circulaient en coulisse dans les rangs du Parti démocratique gabonais(PDG). Mais, le verdict des urnes a donnée d’autres résultats. Puis que peu avant ce scrutin crucial, le secrétaire général(SG) du PDG, Eric Dodo Bouguendza a réuni tous les députés de son parti pour leur donner des consignes de vote. Ce qui fut. C’est le nom de l’honorable Faustin Boukoubi qui est finalement sorti du lot. Ce dernier qui est désormais au perchoir a été élu avec maestria par ses collègues de la mouvance présidentielle et alliés.

C’est l’ancien Secrétaire général du Parti démocratique gabonais(PDG) et député     du premier siège du département de la Lombo-Bouenguidi qui a élu par ses pairs nouveau président de l’Assemblée nationale ce vendredi 11 janvier 2019. Et ce, au lendemain du rendu du verdict par la Cour constitutionnelle des résultats des législatives 2018. 

Récompense du politique mécontent ou le rétablissement d’une géopolitique ? 

Cette question vaut son pesant d’or. Ce d’autant plus que plusieurs personnalités de l’entourage du président Ali Bongo avait poussé à la démission de Faustin Boukoubi, alors SG du PDG. D’où la question est celle de savoir s’il s’agissait pour le Distingué camarade président, Ali Bongo de récompenser son vieux compagnon de lutte ou il s’agissait de revenir à la case de départ où tous les présidents de l’AN ont été originaires de la province de l’Ogooué-Lolo.

Porté à la tête de l’Assemblée nationale ce 11 janvier, l’élu du premier siège du département de la Lombo-Bouenguidi va diriger la 13e législature, largement dominée par le Parti démocratique gabonais (PDG), qui a remporté 90 sièges sur les 143 que compte désormais l’hémicyclique. D’ordinaire le choix du président de l’Assemblée nationale est toujours influencé, sinon effectué, par le Distingué camarade, en l’occurrence Ali Bongo, patron de la formation politique au pouvoir. Ce choix provient-il vraiment de celui-ci ? En tout cas, l’opinion a encore en mémoire l’indifférence du convalescent de Rabat lorsque, mi-2017, ceux qu’on nommait «les hommes du président» malmenaient Faustin Boukoubi, alors secrétaire général du parti au pouvoir.

  

 

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