Parmi les nations africaines qui ne participent pas la Coupe d’Afrique des nations de football (Can/Total), version féminine, figure le Gabon. Par Tar’Engongha Le Ghana abrite depuis hier la Can féminine de football. Le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations (Can/Total) de football féminin a été effectif avec la rencontre d’ouverture qui a opposé le Ghana, pays hôte au Cameroun sur un score de parité (1-1). Deux éternelles rivales qui ont toujours disputé la phase finale de cette continentale de football. Mais, vu l’ampleur que prend cette messe féminine du continent, l’on ne comprend pas toujours pourquoi le Gabon ne prend pas part aux éliminatoires de cette Can ? Alors que depuis deux saisons, un ’’nébuleux’’ championnat national féminin se déroule à Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga. Un championnat national que l’on devrait surnommer ’’le tournoi national des clubs féminins ‘’moribonds’’. Ce d’autant plus qu’au sortir de ce tournoi national, la Fédération gabonaise de football(Fégafoot) que dirige Pierre Alain Mounguengui n’a jamais mis en place une équipe nationale digne de ce nom. Encore plus, les Pantheresses nationales n’ont jamais disputé ni un match amical avec une formation féroce du continent, ni participer aux compétitions qualificatives de la Can, encore moins se qualifier à la phase éliminatoire de la Can féminine de football. A titre de rappel, il y a quelques années, cette équipe nationale féminine virtuelle avait voulu participer en victimes expiatoires, aux éliminatoires de cette rencontre continentale de football féminin. Heureusement, c’est le Docteur Nicole Assélé, alors secrétaire générale du ministère des Sports qui avait stoppé l’hémorragie. La question est de savoir ce que la Fégafoot fait avec la subvention annuelle qu’octroie la Fédération internationale de football associations(Fifa) au football féminin local ? Où sont passées les joueuses qui s’illustrent par épisode à ce douteux championnat national dit de la Nyanga ? Sont autant de questions que bon nombre de fans du sport-roi national attendent des locataires de la Maison d’Alexandre Samba d’Owendo.

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Des patrons de l’administration publique, présentés comme des «supers directeurs généraux» ont semblé boycotter, mardi 13 novembre dernier, le ministre d’Etat en charge de la Communication et de l’Economie numérique en décidant de se faire représenter à une cérémonie de signature de convention. Le porte-parole du gouvernement l’a mal pris et l’a fait savoir.

Par Bona Mas

Prévue le mardi 13 novembre, la signature officielle du transfert d’actifs entre l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) et la Société de patrimoine des infrastructures numériques (SPIN) n’a pu avoir lieu.

Des patrons de structures publiques impliquées au premier chef dans le secteur, invités à la cérémonie, ne se sont pas donné la peine d’y prendre part. Ils ont choisi de se faire représenter. Leur choix n’a pas plu à Guy-Bertrand Mapangou qui, moins de 3 minutes après son début, a décidé de lever la séance.

En effet, tout en assurant ses invités de ce que son intention n’était pas de «faire l’appel» comme à l’école, le ministre d’Etat en charge de la Communication et de l’Economie numérique a tout de même tenu à vérifier qui était présent à la cérémonie.

A la lecture de la liste des présences, il s’est vite aperçu qu’en plus de l’absence de la représentante pays de la Banque mondiale, plusieurs directeurs généraux s’étaient une nouvelle fois fait représenter. C’est notamment le cas de Lin Mombo, patron de l’Arcep, et d’Alex-Bernard Bongo Ondimba, patron de l’Aninf.

Si le membre du gouvernement a laissé éclater sa colère devant les autres convives, c’est parce qu’il considère leur choix de se faire représenter à la cérémonie comme un manque de respect à son égard. «La séance reprendra quand tout le monde sera là. Il faut apprendre à respecter les gens», a-t-il lancé en quittant brusquement son siège.

L’autre raison qui véritablement a fâché Guy-Bertrand Mapangou, selon des indiscrétions, est le fait que le choix de Lin Mombo et d’Alex-Bernard Bongo Ondimba de se faire représenter à une cérémonie officielle n’est pas nouveau.

Aux séances de travail organisées par la tutelle, ils sont «toujours représentés» a constaté le ministre en lisant la liste des présences. Pis, pour la cérémonie de ce mardi 13 novembre, les deux patrons ne se sont pas fait représenter par leurs adjoints respectifs, mais plutôt par des collaborateurs arrivant loin dans l’organigramme de leurs structures.

«Pour Alex-Bernard Bongo Ondimba, ça ne m’étonne pas, réagit sous le couvert de l’anonymat un ancien collaborateur d’Alain-Claude Bilie-By-Nze au ministère de la Communication. Il a rarement honoré aux invitations du ministre à l’époque, au point qu’il s’est fait remonter les bretelles une fois par le ministre de l’époque. Par la suite, le ‘‘super DG’’ de l’Aninf s’est forcé à répondre aux invitations de la tutelle. Ça se voyait d’ailleurs qu’il était mal à l’aise de se retrouver là.»

S’il n’a pas fourni d’explications avant d’envoyer son représentant, un agent de l’Arcep tente de disculper son patron, en évoquant «son âge avancé» et «la tonne de travail» qu’il doit évacuer. «Et puis, le patron n’aime pas trop les réunions», finit-il par lancer.

Comme quoi, les «supers DG», les «roitelets» comme les appelait Omar Bongo en son temps, ont encore de beaux jours devant eux au Gabon. A moins que certains ministres, à l’instar de Guy-Bertrand Mapangou, ne les fassent descendre de leur piédestal.

 

 

 

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