Enseignement supérieur : le Snec brandit la menace

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Les responsables du Snec ont annoncé de brandir la menace de grève si certaines conditions d’ordre pédagogique et administratif de leurs membres ne s’améliorent pas sou peu

Les enseignants des universités et grandes écoles publiques membres du syndicat national des enseignants-chercheurs(Snec) indiquent que si les conditions de leurs collègues ne s’améliorent pas d’ici décembre, ils se réservent le droit de prendre des mesures qui s’imposent.

Par Juslin Engongha

L’année académique 2018-2019 dans les universités et grandes écoles publiques au Gabon s’annonce morose. Outre des étudiants qui bouderaient l’augmentation ahurissante des frais d’inscription (200 000FCFA), les enseignants et enseignants-chercheurs posent d’ores et déjà leurs préalables. Et ce, en prélude de la rentrée des classes prévue pour le mois de novembre prochain. Au cours d’une récente rencontre avec le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur, Jean De Dieu Moukagni Iwangou, les responsables du Snec ont annoncé de brandir la menace de grève si certaines conditions d’ordre pédagogique et administratif de leurs membres ne s’améliorent pas sou peu.

Il s’agit pour Jean Rémy Yama et les siens, « l’absence des nominations du personnel, la situation précaire de nombreux enseignants pré-salaires dans l’attente de leurs bons de caisse depuis le mois de  juillet dernier, les mauvaises conditions de travail et de vie des membres du Snec une fois retraités, etc. » La liste n’est pas exhaustive.

Face à ces nombreux points contenus dans leur cahier de charge déposé sur la table du gouvernement, les responsables du Snec ont indiqué que « si la situation administrative de leurs collègues ne s’améliorent pas d’ici fin décembre, ils se réservent le droit de prendre des mesures qui s’imposent ». ce n’est pas tout. Pour eux, si les nominations des personnels ne sont pas toujours connues au moment du démarrage des activités pédagogiques, la grève générale et illimitée risquera de rester leur seul recours. Malgré les assurances de la tutelle, les syndicalistes campent toujours sur leur position.

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