Panthères du Gabon : Le cycle des contre-performances se poursuit

0
278
Les panthères échouent
Les panthères échouent

Après la Coupe d’Afrique des Nations de football organisée en 2017, le Gabon vient d’essuyer sa 6ème défaite face à la Zambie.

Une défaite de trop qui confirme les contre-performances des Panthères et par voie de conséquence de son coach José Antonio Camacho.

« L’objectif que nous avons aujourd’hui, c’est de qualifier notre sélection nationale à la CAN 2019 qui sera organisée au Cameroun. Cet objectif dans le contexte actuel semble nous échapper aujourd’hui car les chances de nous qualifier s’amenuisent. Quand je parle des contre-performances, il s’agit de regarder celles liées aux deux récents matchs et ceux relavant de la période antérieure. Depuis l’arrivée d’Antonio Camacho à la tête de notre équipe nationale, les résultats de notre équipe nationale ne sont pas probants. Ce qui ne donne pas du tout des espoirs de qualification », a déclaré, pour s’en plaindre, Alain Pierre Mounguengui, le président de la Fédération gabonaise de football.

Réagissant au nom du gouvernement, Alain Claude Bilie Bi Nzé, ci- devant ministre des Sports, ne s’est pas empêché de manifester son mécontentement.

Voici sa tirade qui en dit long : « Depuis les plus hautes autorités, le gouvernement ainsi qu’au sein de l’opinion, personne n’est satisfait du sort de nos Panthères. Ce qui fait clairement apparaitre qu’il y a une grosse épine au pied. J’ai donc jugé utile d’interpeller la Fégafoot, l’instance qui gère le football pour le compte de l’Etat à qui appartient l’équipe et qui représente la nation. Le vert-jaune-bleu que porte l’équipe nationale engage la nation toute entière. Mais la manière de porter ce jaune-vert-bleu aujourd’hui pose problème. Souvent, on demande au gouvernement de réunir les conditions les plus appropriées pour une meilleure performance. C’est que nous avons fait et nous avons enregistré, à quelques erreurs d’écart deux contre-performances. Aujourd’hui, la fédération doit tirer les conséquences de cet état des choses et le gouvernement l’a signifié à la fédération qui doit tirer toutes conséquences ».

Toutefois, à bien regarder, cette affaire ne manque pas de susciter des questions. Les arriérés de salaire du sélectionneur José Antonio Camacho peuvent-ils expliquer ces contre-performances ? Le changement de coach constitue-t-il aujourd’hui la panacée pour voir la situation des Panthères s’améliorer ?

Autant de questions qui valent leur pesant d’or quand on sait que d’autres sélectionneurs, prédécesseurs à  José Antonio Camacho, qui ont été remerciés au Gabon sont allés réaliser des meilleures performances sous d’autres cieux.

La réflexion mérite donc d’être approfondie pour une sortie de crise qui se veut définitive.

Par De Dieuleveult

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here